Artisan savonnière et fier de l’être

En tant qu’artisan savonnière, je me suis engagée dans une démarche de créativité, de qualité et de transparence. Je souhaite donner du plaisir à celles et ceux qui utiliseront mes savons à froid, mais aussi les rassurer sur le choix des matières premières, sur les méthodes de production. Je garantis un travail 100% fait main dans mon atelier de Haute-Garonne depuis la réception des matières premières jusqu’à l’emballage des savons, ainsi qu’une démarche éthique et écologique dans le choix de mes fournisseurs et partenaires.

Pourquoi suis je devenu artisan ?

Cela doit certainement venir de mon enfance, souvenirs, souvenirs, car j’ai été fascinée par les meubles que réalisait mon père, waouuu, on avait pas les mêmes que tout le monde et j’étais fière car c’était mon papa qui les avait fait 🙂 Oui, je suis en admiration devant les artisans, les producteurs, je les ai longtemps envié, et aujourd’hui je suis parmi eux ;).

L’artisanat est rempli de gens de passion, animés par une flamme, un amour de leur travail et de leur produit. Pour moi, ce travail, que l’on aime ou non le produit fabriqué doit se respecter, il représente tant de travail, tant d’effort, tant de combat parfois pour proposer son travail à une clientèle. Travailler avec un artisan, c’est aussi le gage d’une qualité certaine, d’un respect de production et voir autre chose que le made in China et la grande distribution !

Justement, la grande distribution, je ne peux plus : publicité mensongère, techniques marketing agressives, promos, remises, cartes de fidélité, promo en tête de gondole qui n’en sont pas vraiment : AHHHHHHHHHHHHHHHHH STOOOPPPPP!!!

Pour moi, faire les courses est une épreuve, un parcours du combattant : entre regarder un minimum les étiquettes des produits qu’on achète, vérifier que les promos qu’on me propose sont bien réelles et  que le produit en rayon n’est pas mois cher, arrivée en caisse il faut trouver la bonne carte de fidélité dans un porte feuille qui en est déjà remplit, et prendre l’ensemble des tickets de caisse avec les réductions,……. Perso, j’en ai marre, mais vous me direz c’est la société de consommation !!

Pourquoi du made in France ?

Dans mon ancienne vie de revendeuse, je ne travaillais avec des artisans ou des petites marques françaises de cosmétiques bio. C’était l’occasion pour moi de renforcer mon engagement écologique ainsi que mon impact économique. J’estime qu’on ne peut pas sans cesse se plaindre que nos entreprises ferment et délocalisent, et dans le même temps acheter systématiquement du made in china parce que c’est moins cher. Surtout que c’est moins cher à court terme, mais à moyen terme on encourage la délocalisation, on génère donc du chômage et en fin de compte des hausses d’impôts.. Et au final, je ne suis pas certaine que ce soit moins cher…

Maintenant que je suis artisan savonnière, je garde la même éthique et la même démarche : du local et de l’écologique. Quand c’est possible, je me tourne toujours en priorité vers l’achat local. Ainsi quand j’ai voulu monter une gamme d’accessoires pour mes savons, c’est tout naturellement que je me suis tournée avec un artisan du bois de ma région qui crée de magnifiques objets en bois. Pour ce qui est de mon matériel de savonnerie, moules et découpeurs, plutôt que de faire une commande pour du sur mesure dans une boîte américaine, j’ai travaillé en partenariat avec un autre artisan toulousain.

Pour me fournir en huiles végétales, huiles essentielles, colorants et parfums, je travaille exclusivement avec des laboratoires, producteurs et importateurs français. Oui, il ne faut pas se voiler la face, il n’y a pas de champs de coco, de karité, ou de mourou mourou en France, tout ne peut pas être local. Néanmoins, la très grande majorité des matières premières qu’ils me fournissent respectent la charte de l’agriculture biologique et sont certifiées suivant les normes de la communauté européenne. Pour me fournir en huiles plus locales comme le tournesol par exemple, j’ai essayé de travailler avec des producteurs locaux, malheureusement cela n’a pas été possible car ces derniers n’avaient pas la documentation technique nécessaire pour la réglementation cosmétique, car celle ci est très coûteuse. Ce n’est toutefois certainement que partie remise.